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Le nouveau plan comptable applicable aux syndics
professionnels comme aux syndics bénévoles est paru. Nous proposons une session de formation d'une journée
dans le courant de la 2ème
quinzaine du mois de juin qui serait assurée par un Expert comptable spécialisé
en matière immobilière. Un arrêt de la Cour de Cassation vient de valider
l'imputation directe sur le compte du copropriétaire débiteur des frais
de remise du dossier à l'huissier comme
frais de recouvrement. Ces frais avaient été inclus dans le contrat de
syndic approuvé lors d'une assemblée générale. (Cour de Cass.1èreCiv.
1er février 2005 N°03-19.692, Juris-data N°2005-026740) Cette position remet en cause ce que nous vous avions
indiqué dans notre précédente lettre du copropriétaire. Nous
recommandons donc aux copropriétaires de respecter les échéances de
paiement telles qu'elles ont pu être votées en assemblée générale. La pose d'un climatiseur est susceptible
d'affecter les parties communes ou l'aspect extérieur de la façade. Il
faut donc vérifier les clauses du règlement de copropriété.
Si ce climatiseur doit être ancré dans la façade et
qu'il se voit de l'extérieur, il faut soumettre la question à
l'assemblée générale des copropriétaires qui décidera à la majorité
de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965 (majorité des millièmes de
la copropriété) Le copropriétaire doit d'abord demander
l'autorisation en assemblée générale. S'il y a refus, l'affaire devra
être portée au tribunal. Si le copropriétaire commence à exécuter les
travaux et demande ensuite l'autorisation, il s'expose à une action en
démolition du syndicat. Cela est possible sans autorisation particulière des
copropriétaires, si le règlement de copropriété
n'interdit pas ce changement d'affectation, si la destination de
l'immeuble n'est pas affectée, si le copropriétaire ne touche pas aux
parties communes et si les autres copropriétaires ne subissent pas de préjudices
particuliers. Cette tendance est de plus en plus confirmée par les décisions
des tribunaux. Il faut vous référer au règlement de copropriété
pour savoir si le balcon est classé dans les parties communes ou dans les
parties privatives. Si le règlement est muet,
certains arrêts de jurisprudence les classent dans les parties
privatives. Mais d'autres estiment qu'ils
font partie du gros ouvre ou qu'ils contribuent à l'ornement des façades.
Il faut donc interpréter le règlement de copropriété en analysant les
caractéristiques de l'immeuble. Si le balcon est une partie privative, les réparations
peuvent incomber au seul copropriétaire. Si le balcon est une partie commune à usage privatif,
les copropriétaires doivent supporter les frais du gros ouvre et le
copropriétaire, le revêtement superficiel. Il est donc essentiel de se reporter au règlement de
copropriété et de l'interpréter. Cela est possible sous certaines conditions : 1) Que la 1ère décision n'ait pas déjà
été exécutée. Certaines décisions prises en assemblée générale
peuvent être annulées pour abus de majorité. Il incombe au demandeur de supporter la charge de la
preuve. Le seul fait de ne pas donner de raisons
consignées dans le PV ne
constitue pas un abus de majorité, mais en cas de contestation, le juge
pourra être amené à contrôler les motifs de la décision. Certaines décisions peuvent avoir été prises
dans un intérêt autre que collectif. D'autres peuvent être
inspirées par des préoccupations partisanes, ou
rompre l'égalité entre les copropriétaires. Le refus d'agir pourra constituer un abus de majorité
comme par exemple le refus par les copropriétaires de réparer la toiture
qui fuit et qui occasionne des dégâts dans l'appartement du dernier étage Avant le décret du 27 mai 2004, un copropriétaire
disposait d'un délai de 6 jours lorsqu'il recevait la convocation pour
demander au syndic l'inscription d'une question complémentaire à
l'ordre du jour. Avec le décret du 27 mai 2004, ce délai a été supprimé.
Les copropriétaires peuvent tout au long de l'année demander au syndic
par lettre R.A.R. l'inscription d'une question à l'ordre du jour. La Chambre Syndicale vient de signer un partenariat
avec la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
(CAPEB).
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