| C'est l'article 10 de la loi
du 10 juillet 1965 qui réglemente la question. Vous pouvez vous procurer la
loi sur notre site www.unpi13.org à la
rubrique « imprimés » gratuits.
La lecture de l'article ne résout
pas les problèmes. Il faut donc souvent aller chercher la solution
à la lueur des décisions de justice.
- Ainsi
un arrêt de la Cour de cassation du 21 novembre 2000 (Loyers et
copropriété 2001) a déclaré que les dépenses relatives aux
interphones et digicodes devaient être répartis au prorata des millièmes.
- La
Cour Administrative d'appel de Lyon (6ème ch.2 mai 2000
Bull C.C.1er avril 2001) a jugé que le coût
d'installation d'un système de réception satellite par
implantation d'antennes paraboliques collectives s'imposait à tous
les copropriétaires. Cependant, les frais de raccordement relèvent de
la décision individuelle de chaque copropriétaire.
- Pour les balcons, il faut se reporter au règlement
de copropriété afin de déterminer si les balcons constituent des
parties communes. S'il s'agit d'une partie commune à jouissance
exclusive le copropriétaire supportera les frais de revêtement
superficiel.
- Pour l'eau chaude en l'absence de compteurs,
la répartition peut se faire au prorata des millièmes de copropriété,
mais la loi du 29 octobre 1974 a réglementé la question en ses
articles L131.3 du CCH et R131-9 et s dudit code. Vous
pouvez le consulter en cliquant ici.
- La
Cour d'appel de Paris a
estimé que le changement des réservoirs d'eau chaude pouvait être réparti
d'après les consommations relevées au compteur divisionnaire
(C.A.Paris 19 juin 1985.dal.1985 IR.P.427)
- Les
locaux commerciaux du rez de chaussée n'ayant pas d'accès à la cage
d' escalier ne contribuent qu'aux charges de conservation
d'entretien et d'administration des parties communes. Ainsi
ils participeront aux frais de ravalement.
- De
même les tribunaux ont tendance à ne faire
participer les propriétaires des locaux commerciaux
aux frais d'éclairage et de nettoyage que s'ils ont accès
à la cage d' escalier, ne serait-ce que pour aller chercher le
courrier.
- Les
frais de désamiantage d'un local commercial sont du ressort de la
copropriété si le règlement de copropriété est muet. Dans ce cas,
le flocage est considéré
comme une partie commune (cour de cass.3ème.civ.7 mai 2003 N°577P+B)
Attention aux clauses des règlements
de copropriété sur les répartitions des charges. Elles peuvent être illégales
(surtout pour les vieux règlements de copropriété). N'hésitez pas à
nous consulter soit en vous rendant dans nos locaux 7 rue Lafon, soit par
internet, soit par téléphone le matin au 0892.70.13.07.
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